Catégorie: Event Com’

Game of Thrones : À série fantastique, campagne fantastique…

Aujourd’hui, on s’émerveille rapidement devant l’annonce de la reprise de Game of Thrones, l’une des meilleures séries de l’année, basée sur une série de romans fantastiques et épiques où se mêlent dragons, cavaliers du désert et bougres moyenâgeux (bon, dit comme ça, ça n’a pas l’air fou, mais en vrai, c’est top)…

La prochaine saison s’annonce déjà dans le célèbre New-York Times, au détour d’une double page bien mystérieuse et qui a dû en surprendre plus d’un :


New-York-Times-GameOfTrones-Ad-HBO-3

Alors, vous auriez jeté un oeil par dessus votre épaule, non ?

Je trouve cette campagne très sympa car elle fait entrer un peu plus la série dans le quotidien des spectateurs. Les séries, c’est déjà un rendez-vous, chaque semaine, quelque chose d’encré dans la plupart de nos quotidiens.

Pour moi, cette campagne signifie clairement : "La série vous a manqué, mais regardez, elle revient dans vos quotidiens" (et quoi de mieux que le New York Times pour partager le quotidien des New Yorkais ?). L’effet est plutôt pas mal et la surprise doit faire son petit effet à l’ouverture de la double page.

New-York-Times-GameOfTrones-Ad-HBO-01

De plus, cette campagne s’inscrit complètement dans l’esprit du précédent trailer, qui annonçait, lui aussi, l’arrivée de la bande annonce :

On est bel et bien dans l’intégration de la série à notre quotidien. Après avoir créé l’attente, la communication autour de cette série nous annonce son retour dans nos vies. Un côté théatrale et dramatique qui correspond tout à fait à l’ambiance de la série !

Les spectateurs auront surement été séduits par l’insécurité omniprésente dans cette série, portée par un temps de guerre et un univers plein de dangers, de manipulations, où tout le monde doit rester sur ses gardes. Ces trailers propagent cette menace, ce sentiment d’insécurité, à travers le report dans notre monde via la vidéo et l’ombre du dragon telle une menace planant sur les lecteurs du New-York Times…

On est sous le charme…

À film explosif, promo’ explosive !

Aujourd’hui, on se penche très rapidement sur le cas de la dernière campagne pour la sortie du film Die Hard…

A l’image de ce qu’on avait pu voir pour la sortie de la nouvelle saison de The Walking Dead (dans un style un peu gore), le grand écran se déplace dans la rue pour y faire son show. Et pour le coup, on dépasse les limites de la 3D !

On vous laisse voir ça de plus près…

diehard_promo

Sympa non ?

Pas grand chose à analyser si ce n’est que l’accent à été mis sur le côté "détonnant" du film. Vu la thématique de Die Hard (explosions, accidents, cascades de petit fou…), on se dit que la mise en scène d’un accident est plus qu’appropriée pour annoncer le ton.

Ce qui est appréciable, c’est que le bon vieux format de communication de cinéma a su être détourné et mis en valeur ! Même si l’accident de voiture peut avoir un côté traumatisant qui ne sera pas du goût de tout le monde, il est certain que la campagne attirera l’attention (qui n’a jamais eu le regard attiré par un crash, un jour d’embouteillages ?).

L’univers du film va au delà de l’affiche et sort dans la rue. C’est chouette et très réaliste pour un film comme Die Hard qui se situe dans un contexte urbain et contemporain. On serait bien curieux de voir ce que cela donnerait dans le cadre d’un film fantastique… Est-ce que les gens seraient interpellés de la même manière ? Au final, avant même le caractère original de la campagne, c’est la curiosité qu’elle suscite qui est intéressante.

Ils auraient même pu aller encore plus loin avec un concept de télé réalité augmentée, un QRcode à prendre en photo sur l’affiche menant vers une application permettant de dénicher des réductions avec un cinéma partenaire directement en scannant la voiture avec l’appareil photo du smartphone, la proposition d’un hashtag à associer à une photo Instagram, laquelle serait en lice pour remporter des cadeaux en fonction de son originalité… BREF, un peu de digitalisation, quoi.

Cela reste une bien jolie mise en scène au service du street marketing, que vous pourrez apprécier si vous faites un tour du côté d’Oslo.

Pour les soldes, Desigual met ses clients à nu !

Aujourd’hui, et à la fin de cette première semaine de soldes, on revient sur une opération marketing plutôt sympathique… Nous devons cette dernière à une marque (tour à tour adorée ou détestée par la blogosphère) de prêt à porter espagnole : Desigual.

Vous connaissez surement cette marque pour son style reconnaissable parmi tant d’autres, ses motifs enfantins, ses matières colorées et ses manteaux qui ne passent pas inaperçus dans la grisaille de l’hiver. Et bien, les actions de la marque restent fidèles à son image et tendent vers une certaine originalité…

Vu l’affiche, vous allez vite comprendre !

desigual paris soldes

Et oui ! Il s’agissait, pour les clients de la célèbre marque, de se pointer en sous-vêtements devant le magasin du boulevard des Capucines, pour avoir le droit de faire leur choix (histoire de se rhabiller un peu) et de repartir entièrement habillés, et gratuitement.

Certains ont du se faire plaisir !

Apparemment, certaines personnes ont vu d’un mauvais oeil le fait de voir des trottoirs parisiens envahis de personnes à moitié nues "tout ça pour des fringues". Cependant, il faut réaliser que la plupart des participants sont repartis avec près de 300 euros de vêtements sur eux, ça n’est pas rien (oh, allez, vous ne tomberiez pas la chemise pour la paire de chaussures ou l’ordinateur de vos rêves ?).

Et même si l’annonce se rapproche plus de la "skin-party", dans le style (et là, pour le coup, les riverains auraient eu de quoi se plaindre ou de quoi parler de "débauche"…), l’ambiance, devant et à l’intérieur de la boutique avait l’air plutôt bon enfant.

On vous laisse constater…

desigual semi naked

Au final, une opération marketing qui confirme le caractère original de la marque et son côté décalé et apporte un capital sympathie fort. Enfin, pour ce qui est du capital sympathie, il est attendu de la part des "plus jeunes" (comprendre, une cible 18/30 ans) plutôt que de celle des personnes un peu plus mûres que ne verront de la part de la marque qu’une bonne excuse de mettre en scène une nudité injustifiée.

La marque souhaite clairement se rapprocher d’une cible fêtarde, décomplexée et toujours volontaire pour un peu de folie. On retrouve cet esprit dans les motifs et formes proposés par Desigual.

La marque a su surprendre le public tout en restant fidèle à elle même. Il n’est pas là question d’une opération coup de poing sans aucune pertinence mais bien d’un chouette lancement de soldes, bien pensé et orchestré, sans aucun débordement préjudiciable pour la marque ! Et plusieurs jours après, ça fait parler…

Au top !

Comment créer l’événement autour d’un lancement ?

Aujourd’hui, on découvre avec amusement la dernière publicité du Groupe TDF, à l’occasion de la sortie de 6 nouvelles chaînes gratuites sur la TNT le 12/12/12 à 12h12 (rien que la date et l’heure de lancement, on tient déjà un concept bien sympa).

Pour cette occasion, c’est l’agence TOY qui s’est collée à la conception de cette publicité. Je ne résiste pas à l’envie de vous la montrer car je la trouve plutôt amusante et, surtout, bien pensée.

Je vous laisse découvrir cette publicité…

Le concept ? Une famille se prépare et se met sur son 31 pour sortir. Le fils traine, l’adolescente se prend en photo dans sa tenue de soirée (surement pour la partager avec ses réseaux), le père se fait beau et la mère presse tout le monde pour ne pas être en retard. Finalement, une fois que tout le monde est prêt, la mère de famille s’avance vers son mari en lui proposant deux paires de chaussons (genre, pas des chaussons tout discrets, non, des chaussons nounours, du style très confortable mais aussi très imposants). Toute la famille, sur son 31, s’installe alors, chaussons aux pieds, sur le canapé, face à la télé, pour assister au lancements des nouvelles chaines.

Pourquoi on aime, chez Tentaculte ? Parce que le retournement de situation, à la fin de la publicité adresse un message des plus simples : Le 12 décembre, c’est le public qui sera VIP, c’est dans leur téléviseur, chez eux, que l’événement aura lieu.

Ce message est d’ailleurs soutenu par des visuels assez sympathiques mettant en scène les fameux chaussés portés avec des habits de fête…

TDF-PRINT-1

Des visuels simples, impactants, une idée claire… Une bien belle façon d’annoncer la sortie de ces chaînes non ?

Il s’agit de faire de cette sortie un événement à part entière, un événement important méritant que l’on marque le coup.

Ici, pas de lancement en grandes pompes dans une salle parisienne chic, pas de grandes festivités auxquelles le public ne sera pas invité mais dont il pourra regarder la redif’… Non, non. L’événement se passer chez le public, pour le public.

Je trouve que c’est vraiment réussi. En espérant que la campagne porte ses fruits et qu’un maximum de personnes seront devant leurs télés pour ce lancement si particulier. La question est de savoir : Comment trouver des chaussons adequat ?

Les relations blogueurs, maîtrisées par l’agence Trib-u

Aujourd’hui, on reste admiratifs devant le bon sens et la créativité de l’agence Trib-u, que je ne connaissais pas spécialement, jusqu’à ce que je reçoive un dossier de presse qui a retenu toute mon attention.

Autant vous dire, des dossiers de presse, on en voit passer (des ronds, des petits, des carrés, des sucrés…), et c’est loin d’être subjuguant, parfois. Je me souviens encore d’une discussion, avec l’une des rédactrices de Tentaculte, Stelda, qui me racontait qu’elle avait reçu un communiqué tout bidon (pour une marque pas si bidon que nous ne nommerons pas pour autant), proposant un évènement, à grand renfort d’économie d’informations et faisant l’amalgame malheureux entre journalistes et  blogueurs (Horreur ! Malheur !). Et oui, leurs motivations ne sont pas les mêmes et les susceptibilités d’un des deux partis fait que la stratégie consistant à les associer est fort discutable. On en parlait déjà, ici.

J’ai donc été contactée par cette agence, à propos d’une campagne pour la marque  Chronodrive. Un enlèvement a été mis en scène, de manière plutôt rigolote. Les créations ont le mérite d’être sympas et l’histoire racontée attise la curiosité !

Mais là n’est pas la raison de mon éblouissement (même si je trouve cette campagne très ludique et sympathique !).

Déjà, un mail bien tourné, reçu un après midi particulièrement froid, et qui a réchauffé mon coeur de communicante…

Pourquoi j’ai tilté, accroché ? Pourquoi j’ai retenu CE MAIL, parmi les 10 autres arrivés dans l’heure ? (que je reçois et lis toujours avec beaucoup de plaisir, qui plus est) Et bien parce que l’agence a su retenir mon attention et m’entrainer dans l’histoire qu’elle souhaitait me raconter, dès son premier mail. Là où certaines agences envoient un email formel, non personnalisé et commercial à souhait, cette démarche se démarque clairement par son originalité !

Et ça n’est qu’une introduction, puisque le dossier de presse est également très bien pensé et se lit un peu à la manière d’une infographie…

Non seulement, les visuels sont très cools et dans l’esprit de l’histoire racontée, mais, en plus de cela, la campagne est détaillée dans ses moindres étapes et nous donne tous les outils pour la comprendre et l’analyser (quel bonheur pour mes petites tentacules !).

Le champ lexical de la mission secrète utilisé rend l’opération assez attractive et la lecture plutôt excitante. Le blogueur se sent embarqué, le temps d’un mail, dans une petite aventure, qu’il pourra prolonger sur Facebook. Personnellement, j’ai beaucoup aimé l’idée ! (D’ailleurs, elle fait un peu échos à l’opération de la marque Benefit, en ce moment, qui a envoyé à plusieurs blogueuses des mallettes d’espionnes contenant des produits et goodies, destinés à les aider dans leur mission : écrire des articles. Super Fun !)

Décidément, j’aime beaucoup de genre de démarche. C’est pourtant évident, mais les agences ont tendance à l’oublier, par manque de temps, d’envie, de budget, de créativité : le blogueur est celui qui va envoyer du rêve à ses lecteurs en leur faisant part d’une expérience. Si vous ne lui envoyez pas de rêve, comment voulez-vous que ça marche ?

Exemple : Une marque X sort un nouveau shampoing et envoie un mail basique à une blogueuse.

"Bonjour Blogueuse (parmi tant d’autres),

Tiens, c’est notre nouveau shampoing qui lave bien les cheveux.

PS : En PJ, parce qu’on est pas radins, un super visuel sur fond blanc type catalogue. 

Cordialement,

Agence RP toute pourrie"

Ah ouais… c’est clair, ça vend du rêve. Comment voulez-vous que la blogueuse, après ça, mette toute son âme dans un article ? (Pour ce qui est de retranscrire votre philosophie et univers, n’en parlons même pas.)

Alors… on remercie l’agence Trib-u pour ce bel exemple et on en prend de la graine !

Bonne cause, mais mauvais message ?

Aujourd’hui, (après quelques jours de repos, certes), interrogeons-nous sur une campagne menée par l’agence HAVAS PARIS, pour la bonne cause.

Et oui, vous ne le savez peut-être pas, mais les grandes agences ne répondent pas toujours à l’appel d’un annonceur et mènent parfois campagne pour une cause qu’elles estiment juste ou louable. Beh ouais, parce que, l’annonceur, en général, il a un brief un peu trop précis, trop tatillon (en gros, il arrive avec une idée et des contraintes qui laissent rarement place à l’audace et à l’originalité). Et, on le sait, ça n’est pas avec des campagnes institutionnelles aux messages figés et aux visuels bateaux qu’on remporte les prix Stratégie et Cie…

Alors, les grosses agences, elles ont trouvé la parade. En plus d’investir gros dans une campagne à succès qui aidera à assoir leur réputation de géants de la publicité, ils font une bonne action et redorent l’image de la publicité (rarement vue comme utile d’un point de vue "humain") et, au passage, la leur. Une sorte de bénévolat malin.

L’agence TBWA, par exemple, avait bien saisi le concept avec sa campagne de prévention contre le SIDA qui, en plus d’avoir fait passé un message impactant et servi une bonne cause, lui a permis de rafler de nombreux prix en 2004.

Bon, et la campagne d’HAVAS alors… C’est pourquoi ?

Il s’agit du Hair Food Project, en protestation face à la suppression du plan européen d’aide aux plus démunis. Je vous laisse regarder la vidéo, histoire de ne pas expliquer le concept avant, et de vous couper l’appétit…

Vous l’aurez compris, le concept célèbre du Hair Guitar (faire semblant de jouer de la guitare, quoi) est ici repris. Il s’agit de placer des personnes faisant semblant de manger dans des restaurants des plus grandes villes européennes (oui, la campagne n’est pas nationale, mais bien européenne, ce qui est vraiment bien, soit dit en passant) et d’observer les réactions consternées des gens, pour enfin leur adresser un message :

"Dans un an, 18 millions d’Européens ne feront plus semblant"

Puis…

Et c’est là que je vient placer mon petit grain de sel qui fâche tout rouge. C’est QUOI ce message ?

Que celui qui n’a pas levé un sourcil en le découvrant (dans sa langue maternelle, oui, oui) me jette la première pierre ! Soyons honnêtes, ça n’est pas le message le plus clair qui soit. Et donc, forcément, niveau impact, la campagne en pâtit. Et quel dommage !

Bon, heureusement qu’il y a le dernier message (illustration ci dessus), qui lève le voile sur nos questions et qui nous renseigne sur les enjeux de la campagne. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de me dire que cette campagne virale, pour toujours plus de viralité, aurait mérité un message claire, simple, et facile à retenir. Pour vous donner un exemple : avant que je vois cette publicité, quelqu’un a essayé de me la raconter. Impossible de me sortir le "The Air Food Project", la personne ne parlait pas anglais et impossible alors de me ressortir la phrase révélatrice de la campagne. Oops.

Pour faire parler de soit, encore faut-il avoir quelque chose à faire répéter, citer…

On relève tout de même la belle initiative et l’imagination déployée au service d’une cause qui n’apportera pas un sous à HAVAS, si ce n’est de la sympathie, et des prix (ces derniers, HAVAS les devra à la campagne virale pour son contexte et sa mise en scène plus que pour son travail de conception rédaction, j’en ai peur). Entre l’anglais pas si évident que ça (oui, on s’adresse au grand public) et la phrase qui demande un effort de réflexion (après tout, peut-être que le but est de forcer à marquer un arrêt ?).

A la fois brillant, mais décevant. De la part d’HAVAS, il faut admettre que c’est troublant. Toujours est-il que cette campagne ne manquera pas de faire parler d’elle. Mais… quels sont les mots et expressions que vous utiliserez pour en parler ? ;-)

Un naufrage marketing, signé American Apparel

Aujourd’hui, on reste perplexe devant la dernière initiative marketing de la marque American Apparel…

Certes, la marque a l’habitude de faire dans la provocation, mais là, elle n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Les américains qui se sont connectés sur le site depuis hier ont pu y voir un message des plus déroutant, une offre de réduction que je vous laisse apprécier (à sa juste valeur ?) :

Le message est le suivant :

"Si vous vous ennuyez, pendant l’ouragan, -20% sur toute la boutique si vous résidez dans les zones à risque !"

Donc, American Apparel n’a pas peur de marketing opportuniste et a cru bon de faire dans l’humour en surfant sur l’actualité et en profitant du passage de l’ouragan Sandy pour se faire un peu de "pub". Pas grand chose à analyser si ce n’est que ce choix est clairement destiné à faire parler de la marque (en bien ou en mal, peu importe, apparemment). Pour le coup, c’est un gros risque, qui a été pris par la marque. N’oublions pas qu’il s’agit d’une marque américaine, pays où l’on s’offusque de peu de choses, pour peu qu’un américain soit lésé.

Les réactions ne se sont d’ailleurs pas faites attendre et Twitter a été le théâtre d’un appel au boycott sans précédent pour la marque. Jusque là, l’Amérique puritaine s’en donnait à coeur joie, devant les affiches représentant des jeunes filles (trop jeunes ?), dans des pauses suggestives. Pour le coup, c’est tout New-York qui s’y met. Et devant les conséquences du passage de l’ouragan sur la région, il y a fort à parier que la blague va laisser un goût amère dans la bouche de ses habitants.

Ouragan médiatique à prévoir pour American Apparel ?

Coca Cola vous transforme en James Bond

Aujourd’hui, attardons nous un peu sur le dernier évènement de Coca-Cola.

Plus besoin de présenter la boisson américaine de base, le  top of mind  du soda (celle qui vous vient tout de suite quand on vous dit "soda", vous savez) pour la quasi totalité du monde connu. Par contre, on peut éventuellement parler un peu de leur communication.

Un bon travail de communication, ça ressemble à ça

Parce que la boisson gazeuse a fait montre d’une créativité impressionnante ces dernières années, aussi bien par eux même (Happiness Machine) que via des partenariats (The Simpsons pour le Superbowl) et semble s’amuser à mettre le public en avant à la moindre occasion.

C’est simple, Coca-Cola ne rate pas une occasion de faire un petit quelque chose qui fera qu’on parle d’eux (Coca-Cola Snowball à Vancouver), ce n’est pas par hasard qu’ils sont encore au sommet de la chaine alimentaire de nos petites bouteilles de soda.
Et c’est très admirable tout cela, parce qu’étant donné le poids de la marque, il est pas impossible de se dire qu’ils pourraient se reposer un peu, et laisser faire de temps en temps. Mais non, les gars assurent et sont pas payés pour faire semblant.

Bon, revenons-en à nos moutons

Tout ça pour dire qu’ils ont fait un nouveau petit quelque chose, et pas si petit que ça en fait.

Dans nos salles obscures est paru le dernier volet de James Bond, Skyfall, avec son grandiloquent Daniel Craig et une nouvelle James Bond girl toujours aussi James Bond girl (la BA qui montre tout le film, c’est ).

Avouons-le, on a tous voulu un jour être un peu James Bond pour avoir une Aston Martin ou un stylo que même McGyver saurait pas faire.
Ben voilà, Coca-Cola a exaucé ce vœux à quelques belges (bon, sans Eva Green ni les gadgets, c’est un peu moins vendeur, mais quand même!). Le concept est simple: le client qui vient acheter innocemment sa canette (édition collector Skyfall bien sûr) devient un agent en herbe qui a 70 secondes pour rejoindre un quai précis dans le but d’y gagner deux places pour aller voir le film. Evidemment, ça serait trop simple s’il suffisait juste de courir (un James Bond, ça se résume pas à un gars qui court non?), il y a donc une série d’embuches assez amusantes, presque cliché des scènes de course-poursuite de la bonne époque. Mais je vous laisse regarder tout ça, les images sont plus douées que moi pour raconter :

Alors, ça marche tout ça ?

Là, je demande une standing ovation. Ils tapent dans le mille, ils amusent non seulement l’acheteur qui décide de jouer le jeux à 200% mais aussi les passants (en particulier le passage de fin) et surtout, ils nous amusent nous sur notre chaise/lit/canapé etc… bref sur nos fesses quoi. Avec tout le dispositif mis en œuvre, on est dedans, on a le sourire aux lèvres du début à la fin et on ne demande qu’à pouvoir participer nous aussi.  Voilà, le seul point noir que j’y vois, c’est que ça ce soit passé uniquement en Belgique et pas par chez moi.


En définitif, je suis jaloux de pas avoir eu la même idée, j’y trouve pas de reproche à faire à cet événement. Je tire mon chapeau à l’agence belge Duval Guillaume Modem (que je ne connaissais pas jusque là).

Coca Cola n’avait pas besoin de ça pour améliorer son capital sympathie auprès du public, mais ils tapent un grand coup et font encore mieux que la fois précédente !

Un article de M’sieur Anderson

La campagne Microsoft Surface, portée par la rue

Aujourd’hui, on sort un peu prendre l’air dans la rue, là où sévit la Guérilla Marketing.

Plus sérieusement, abandonnons ce ton de crise et analysons la dernière campagne en date, de street marketing, à avoir frappé. Elle est à l’initiative de Microsoft, à l’occasion de la sortie de leur nouvelle tablette Surface (qui tourne sous Windows 8) et signée par l’agence Urban Act (spécialisée dans le domaine) qui a, de toute évidence, a compris le potentiel de la rue, dans le cadre d’une stratégie de marque.

Apparemment, l’idée était de jouer avec l’espace disponible pour montrer l’évolution du matériel Microsoft, sa finesse et son côté "interactif tout terrain".

J’ai eu un temps d’incompréhension assez conséquent, devant les visuels de cette campagne. Effectivement, je ne voyais pas trop où l’agence voulait en venir. Au final, cette curiosité m’a amenée à imaginer des façons de comprendre l’image, en se déplaçant autour d’elle, en la chevauchant… Et, lorsqu’on regarde les photos, on se rend très vite compte que c’est ce qu’une grande partie des passants interpellés ont fait ! Les ordinateurs aplatis et colorés dessinés au sol sont là pour créer une interaction avec le public. Ce dernier évolue autour de l’espace dessiné, de la surface (oh ! beau raccord avec le nom du produit !), et se l’approprie.

Au final, la notion de Guérilla Marketing est ici très approprié puisqu’il s’agit de dessiner au sol, hors des espaces alloués à la publicité, des motifs éphémères, qui s’effaceront aux premières pluies. Le concept, repris depuis par les grandes marques, a vu le jour dans le cadre de revendications militantes (tout horizons confondus). La plupart du temps, les illustrations sont placées en entrée/sortie de bouche de métro, pour attirer l’attention et être sûr de capter un grand nombre de personnes, puisqu’il s’agit d’une passage obligé.

En général, le public apprécie ce mode de communication, inhabituel et décalé. Cependant, il faut prendre garde à ne pas le rendre trop intrusif (intrusif ? C’est un peu comme la publicité clignotante et chantante qui vient parfois vous agresser lorsque vous ouvrez un site internet). Par contre, un ton agressif, s’il est raccord avec le message à passer, peut-être percutant et s’inscrire dans la logique du support.

Ici, l’art du Street Marketing prend tout son sens puisque les illustrations sont tout sauf intrusives, trop nombreuses ou imposées. Elle peut être ignorée très facilement. L’illustration et son support (le sol) se répondent. La campagne a un sens et attire l’attention des passants tout en les incitant à s’approprier la surface peinte, à en faire leur terrain de jeu…

Une campagne aussi sympathique qu’intéressante et une marque Hi-tech qui a su sortir du cadre digital pour communiquer !

La Nuit Rouge ou l’art de s’approprier un événement incontournable

Aujourd’hui, on salue une campagne très originale menée (une fois de plus) par l’agence TOY, dont je vous parlais il y a peu, organisée pour… La Filière Boeuf (oui, dit comme ça, c’est pas très glamour, ça n’envoie pas du rêve).

Vous vous souvenez peut-être de leur publicité TV, celle avec des anges et des démons qui se font une petite bouffe sur un chouette morceau ("Hmmmm, desire me, desire me…" non ?). Dans cette publicité, on voyait clairement le produit : la viande, mise en scène en table et provoquant un léchage de babines dans les règles de l’art de nos diablotins et angelots.

Cet évènement, c’est La Nuit Rouge, organisée à l’occasion de La Nuit Blanche (un événement culturel et musical qui se déroule chaque année depuis 11 ans, maintenant).

Voici le teasing de cette belle campagne…

 

Cette fois-ci, l’agence TOY va plus loin pour faire parler de la filière boeuf. Et, tout en restant dans l’esprit des campagnes précédentes, avec un univers commun, ils innovent et ne communiquent plus sur le produit en lui même (ce qui est une première, pour une filière agricole !). L’évènement, passé désormais a été une belle surprise pour le public.

Pour vous donner une idée du programme et de l’atmosphère qui régnait autour de cet évènement …

 

Pour ce qui est de la "récupération" d’un évènement dans le but de profiter, d’une part, de sa sur-médiatisation et, d’autre part, de la présence certaine d’un public venu chercher des animations (et qui donc, sera réceptif), c’est finement joué. La Nuit Blanche est un rendez-vous qui permet, par l’appropriation, de créer l’effet de surprise, la curiosité.

Les ingrédients essentiels d’une événement réussi sont réunis : le teaser intriguant, l’appropriation et la certitude que le public sera au rendez-vous, l’effet de surprise, et le côté inattendu.

Pour autant, le produit, sans être présent concrètement, se place naturellement au sein d’un moment convivial, festif et "traditionnel".

C’est audacieux et bien pensé !