À chaque compte Twitter, son humain ?

Aujourd’hui, on se penche sur le bad buzz (ouh le vilain terme So 2012 !) dont la chanteuse belge et jury de la  Nouvelle Star, Maurane est victime.

Effectivement, ne revenons pas en détail sur l’historique de ce buzz, vous le trouverez bien assez vite sur Google actu’, mais posons les faits très rapidement. Une jeune blogueuse qui n’a pas la langue dans sa poche lorsqu’il s’agit de tweeter, comme la plupart des Twittos acharnés, tweete qu’elle en a marre de voir la publicité Weight Watchers du moment, avec Maurane en égérie.

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Et là, c’est le drame (ou pas,nous reviendrons là dessus), Maurane, ayant été mentionnée et donc interpellée d’une certaine manière, répond à la blogueuse.
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Maurane et la blogueuse entrent alors dans une guerre du tweet assez decousue et sans coherence. la blogueuse outrée par l’insulte et l’impulsivité de la chanteuse, essaye de lui expliquer que le tweet ne la visait pas personnellement mais visait la marque qu’elle représente. mais le mal est fait est Maurane s’est emportée, s’enfonçant de plus en plus dans une argumentation décousue et regrrettable. Ne nous ėtendons pas plus loin sur ce "buzz". L’essentiel n’est pas de savoir qui a raison et qui a tort. Pour mieux comprendre le déroulement de la conversation, du point de vue de la blogueuse, vous pouvez toujours vous rendre sur son blog.
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La chose la plus fâcheuse, avec cette histoire, qui a déjà fait le tour de là presse, bien entendu, c’est de constater que les internautes et le public, de manière plus générale, se sont habitués aux stratégies de communication maîtrisées, de la part de toute entité publique (stars, politiques, marques…). Les dérapages sont devenus tellement rares (et sont désormais et bien souvent volontaires, inscrits dans une stratégie bien rodée…) que la spontanéité et l’humain derrière le compte Twitter, dans toute leur imperfection, ne passent pas, ou plus, longtemps inaperçus.
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Certes, Maurane perd son sang froid et ne maîtrise pas la portée de son message. Mais des messages tels que celui-ci, il y en a des milliers par jour sur Twitter. Encore une fois, il n’est pas question de minimiser ou de donner de l’importance aux faits. Loin de moi l’idée de porter un jugement de valeur.
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Qu’il s’agisse de la Maurane qui s’emporte et insulte ou de la Maurane qui discrédite une marque qui la paye dans le cadre d’un partenariat, là n’est pas la question. Si tant est que tout cela est une erreur de sa part, l’erreur est humaine. Et là est tout le problème, derrière le compte Twitter, il y a la femme, avec sa sensibilité, sa susceptibilité, une part de bêtise que l’on retrouvera en chacun de nous. Pas de community manager, pas de stratèges, pas d’experts en communication, pas d’attaché presse ou de spécialiste en relations publiques. Il est évident, vu l’enchaînement des échanges, que rien n’est planifié, pensé. Tout n’est qu’impulsivité, naturel et spontanéité.
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Doit on donc condamner la femme derrière le compte Twitter, impliquée personnellement par ce qu’elle lit et réagissant à chaud, sans réfléchir, humainement, parce que nous sommes habitués à suivre des comptes ( certes très bien) animés par des community managers professionnels, qui ne seront pas touchés personnellement par la critique que l’on fera de leur client, qui devront parfois essuyer plusieurs process de vérifications et de validations avant de pouvoir twitter une réponse, qui connaissent les règles sur les réseaux sociaux, dont c’est le métier d’éviter les bad buzz et qui rentrent chez eux chaque soir, pour décrocher des ces enjeux et twitter anonymement tout ce qui leur passe par la tête ?
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Maurane, qui a déjà présenté ses excuses à la blogueuse lors d’une interview, risque de payer cher cette erreur. Là où la chanteuse n’était que douceur et zenitude, risquent de venir se poser d’autres qualificatifs moins apaisants. En terme de réputation, on aura vu mieux. Mais voilà, Maurane, c’est aussi la femme qui ne se cachait pas derrière un community manager et qui apprend à ses dépends qu’il vaut mieux parfois, auprès d’un public trop averti (et baigné dans un monde de communication stratégique), chasser le naturel. En espérant tout de même pour elle qu’il ne reviendra pas au galop…
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La meilleure réponse à donner à tout ça est encore de soigner la spontanéité par la spontanéité (un bien pour un bien, le mal par le mal) en ne s’entourant que d’elle même pour présenter ses excuses et expliquer ses paroles. Pour une fois, laissons les communicants là où ils sont.

6 commentaires

  1. Catherine

    Il y a surtout une façon de faire : arrêter de Twitter à propos de tout et n’importe quoi, d’être branchée sans arrêt sur son twit pour dire ce que l’on fait à la seconde près, réagir sans réfléchir ça s’est dans la vraie vie (on est sanguin ou on ne l’est pas) pas besoin de traduire sa façon d’être par l’intermédiaire de son clavier, je ne comprends absolument pas cette manière de faire (un peu vieux jeu ? non je ne pense pas) la preuve je réponds moi aussi à ce post…….

  2. mariegraindesel

    Tu poses les bonnes questions je trouve. Ça me rend un peut triste en fait… Si j’étais ma grand-mère, je dirais que ça tue les rapports humains, tous ces trucs du net… mais je veux faire jeune alors je ne dirais rien ;-)

  3. HeyMiLit

    Jpréfère que ça soit la personne que je suis, qui soit réellement derrière son compte, et au contraire ce sont des phrases comme ça qui me donnent encore plus envie de la suivre.

  4. ophi3l

    Mais on est sûrs que c’est vraiment elle (Maurane) qui tient son compte Twitter?
    Après, si elle s’est excusée publiquement, je trouve que ce n’est pas plus mal, au lieu d’avoir joué la carte du "c’était pas moi". Et même si ce n’était réellement pas elle, au moins c’est honorable de sa part :p

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